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La Turquie remet les choses en ordre 

Dernièrement la Russie a décidé de suspendre son adhésion à l’accord d’exportations de céréales avec l’Ukraine à la suite d’attaques sur ses navires. La Turquie a finalement convaincu la Russie de faire marche arrière. 

Après une attaque de drones sur une flotte russe en mer noire le samedi 29 octobre, la Russie a affirmé se désengager de l’accord avec l’Ukraine concernant l’exportations des céréales. Cette décision a vivement été critiquée, puisqu’elle mettait en péril l’équilibre alimentaire mondial. Le ministère de défense russe accuse l’Ukraine ainsi que les britanniques d’avoir commis un « acte terroriste »

La Turquie rappelle la Russie et maintient l’accord céréalier 

Suite à de nombreux échanges entre le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan, les deux homologues sont parvenus à un accord pour poursuivre l’accord et maintenir le couloir d’exportation. L’Ukraine a également fourni des écrits à la Russie pour garantir  la non-utilisation des ports ukrainiens comme position stratégique pour réaliser des attaques envers la Russie. 

De plus, le président turc a pris la parole le vendredi 4 novembre pour annoncer avoir évoqué conjointement avec la Russie la livraison gratuite de céréales vers des pays d’Afrique. « nous sommes tombés d’accord et nous avons convenu de discuter de cela plus largement lors du G20 » a-t-il notamment dit. 

Erdogan se félicite et continue à promouvoir la paix

Le président turc s’est entretenu avec son homologue ukrainien, le président Volodymyr Zelensky, a qui il a confié sa satisfaction d’avoir résolu le problème sur l’accord céréalier et d’avoir convaincu la Russie de revenir sur sa décision.  

Recep Tayyip Erdogan a également rappelé l’importance de continuer les négociations entre la Russie et l’Ukraine pour trouver une issue pacifique et en mettre fin rapidement à la guerre, sujet qu’il a également abordé avec Jens Stoltenberg, Secrétaire général de l’OTAN lors d’une rencontre à Istanbul le vendredi 4 novembre. 

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La Turquie s’affirme comme médiateur dans le conflit russo-ukrainien, et bénéficie de la situation.

Depuis le début de la Guerre en Ukraine, la Turquie se place comme un médiateur majeur dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Après plusieurs mois de guerre, Ankara s’efforce de prôner la paix et a déjà permis de mettre en place plusieurs accords entre les deux pays qui ont notamment permis de relancer l’exportation des céréales ukrainiennes vers l’Europe ou encore d’effectuer un échange de prisonniers le mois dernier. Plusieurs réunions ont aussi eu lieu entre des représentants de l’Ukraine et la Russie sur le sol turc, sans succès. Néanmoins Recep Tayyip Erdogan, le président turc, n’en demeure pas et continue ses efforts de médiateur, restant en contact avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. 

Un sommet important 

Plus récemment, jeudi 13 octobre, dans le cadre de la conférence sur l’interaction et les mesures de confiance en Asie, plusieurs dirigeants étaient présents dans la capitale du Kazakhstan, Astana. Recep Tayyip Erdogan était, tout comme son homologue russe Vladimir Poutine, présent à ce sommet. De nombreuses questions ont été soulevées, notamment en lien avec les relations commerciales entre la Turquie et la Russie. 

La Turquie ne perd pas espoir

Avant la conférence, le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov a confié que si des pourparlers devaient avoir lieu, ce serait sûrement sur le sol turc, de quoi maintenir une lueur d’espoir pour trouver un accord de cessez-le-feu dans le conflit. Une rencontre entre le président turc et le président Biélorusse, Alexandre Loukachenko, était également prévue, lui qui à récemment placé ses troupes proche de la frontière ukrainienne. 

Une situation commerciale favorable

Durant ce sommet, malgré les rumeurs de proposition de la Turquie d’un plan sérieux de médiation à la Russie, l’Ukraine a été survolée au profit de discussions commerciales. Ainsi le président Russe a soumis la possibilité de faire de la Turquie un “hub gazier” pour continuer d’acheminer du gaz, principalement vers Europe. De plus, Erdogan a affirmé sa position de vouloir poursuivre les exportations de céréales et de les renforcer pour que les pays développés ne soient pas les seuls à en profiter.